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  • Hygiène et premiers logements ouvriers

Présentation

Au XIXème siècle, le corps médical européen est le premier à établir le lien entre la diffusion des épidémies et le logement insalubre et influera sur l’amélioration des conditions de logements des plus pauvres. Parallèlement philanthropes et industriels s’intéressent de près aux problèmes posés par l’habitat des masses et à leurs conditions de vie. Ils seront à l’origine des premiers logements ouvriers. La forme la plus connue est celle des cités ouvrières construites par des industriels et qui s’implantent un peu partout en Europe.

Public hygiene and the first workers housing
In the Nineteenth Century, doctors, from different European countries, were the first to establish the link between the spread of infectious diseases and slums. This influenced the improvement of housing conditions for the poorest in society. At the same time, philanthropists and industrialists were concerned with the life conditions of working class. They invested in the first housing developments specifically for workers. The most popular were the « Company Towns » built by industrialists all across Europe.

Contexte

Le XIXè siècle est marqué par la révolution industrielle qui a influé sur le paysage urbain et sur les conditions de logement des ouvriers. La population urbaine s'accroît considérablement, la crise du logement s'installe et les épidémies sévissent.

En Angleterre, France, Allemagne et jusqu’en Espagne, le corps médical européen établit clairement la liaison entre la diffusion des épidémies et les taudis des quartiers populaires. Il influence alors l’action de l’Etat pour combattre le logement insalubre.  Des intellectuels, par leurs écrits vont également peser sur l’opinion et les pouvoirs publics.

Cette action se manifeste lors des expositions universelles. Le 1er Congrès international d’hygiène, de sauvetage et d’économie sociale a lieu à Bruxelles en 1876 puis 2 ans plus tard à Paris.

Parallèlement aux médecins, des penseurs, des philanthropes et des industriels s’intéressent de près aux problèmes posés par l’habitat des masses.
Des philanthropes créent des fondations pour construire des ensembles immobiliers de qualité et des industriels implantent des villages ouvriers partout en Europe, ces derniers constituant des modèles architecturaux et sociaux.

La lutte contre le logement insalubre

En France, Le choléra sévit à Paris en 1832. L’épidémie vient de Londres, touchée l’année précédente. A Paris, l’épidémie fera en l’espace de 6 mois 18602 victimes, la plupart appartenant à la classe populaire et logée dans des taudis.

Le Choléra à Paris

1832

Taudis - Passage de Gergovie

1884

 La lutte contre le logement insalubre

Louis-René Villermé (France)

1830
Les médecins hygiénistes font alors très vite le rapport entre la diffusion des épidémies et l’état insalubre des logements. Ils vont se transformer en" enquêteurs sociaux " dont le premier est,
Louis Villermé qui rédigera en 1840 son Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie, et  qui connaîtra un succès européen.
Le docteur Piorry, lui, demande des ordonnances de police pour sauver la santé du peuple et suggère l’institution de primes destinées aux entrepreneurs pour les encourager à construire des maisons ouvrières saines.

Docteur Piorry (France)

1830

La lutte contre le logement insalubre

William Henry Duncan (Angleterre)

1850
En Angleterre, une enquête est menée sous la direction d’un haut fonctionnaire Edwin Chadwik dans toutes les grandes villes du Royaume Uni et donne lieu à un rapport en 1842 intitulé
« Rapport sur les conditions sanitaires de la population laborieuse et les moyens d’y remédier » 

Ce rapport influera sur le parlement qui réglementera la construction des logements. Le docteur William Henry Ducan est nommé inspecteur médical de la ville de Liverpool.

La lutte contre le logement insalubre

Armand de Melun (France)

1850
Une 1ère loi concernant la santé publique est votée en Angleterre en 1848, en France ce sera la loi Melun contre le logement insalubre qui sera votée en 1850. 
Cette loi sera défendue à la chambre des députés par Victor Hugo dans son "discours sur la misère".

Victor Hugo

1899

La lutte contre le logement insalubre

Bettina von Arnim (Allemagne)

1890
L’Allemagne est également alertée sur le sujet par le biais d’une femme de lettres, Bettina von Arnim, qui, dans son livre intitulé « Livre dédié au roi » (1843) décrit la situation des ouvriers logés dans la banlieue de Berlin. 
A Bruxelles c’est un juriste catholique, Edouard Ducpétiaux qui prend la tête d’un mouvement en faveur de la formation d’une société pour la construction d’habitations saines et commodes destinées aux ouvriers.
En 1852, il réunit à Bruxelles un Congrès national d’hygiène publique. Le constat est le même que chez tous les enquêteurs sociaux européens : quelque soit la taille de la famille, l’ouvrier ne dispose que d’une seule pièce sans aucun confort.
Au même moment, François Lebon (1808-1900), médecin des pauvres et membre du Bureau de bienfaisance et du Conseil d’hygiène publique de Nivelles,  propose en 1850 de créer des « maisons modèles pour la classe ouvrière et indigente » afin d’améliorer la condition physique et la moralité des classes laborieuses. Il publie en 1852 un rapport détaillant son projet.

Edouard Ducpétiaux (Belgique)

1871

La lutte contre le logement insalubre

Pedro Felipe Monlau (Espagne)

1850
Au Pays-Bas, Guillaume III commande à son tour en 1853 une enquête sur la situation des logements ouvriers. Le rapport propose alors des normes à appliquer pour obtenir un logement décent.

En Espagne, le docteur Felipe Monlau dénonce la misère ouvrière dans Ses éléments d’hygiène publique (1847) et un autre médecin, Léon Luque publie une étude de topographie médicale détaillée à Madrid (1860).

En Italie, Turin alors ravagée par les épidémies voit naître l'école hygiéniste italienne fondée par le docteur Luigi Pagliani, militant du "bon logement pour tous", il est également le fondateur du Laboratoire central de la santé publique en 1896.

Luigi Pagliani
(Italie)

1930

La lutte contre le logement insalubre

Tuberculose et poussières

1910
Dans le dernier quart du XIXè siècle, les données sociologiques chiffrées abondent, les recensements de population deviennent systématiques en Europe et sont complétés parfois de données concernant l’habitat.

Le problème du logement devient alors en Europe une question politique.

Les médecins de toute l’Europe, forts de leur influence, se réunissent de façon régulière.

Le 1er congrès international d’hygiène, de sauvetage et d’économie sociale a lieu à Bruxelles en 1876 et 2 ans plus tard à Paris et traitent à chaque fois du logement des « classes nécessiteuses » car après le choléra apparaît le nouveau fléau de la tuberculose.

La lutte contre le logement insalubre

Paul Juillerat (France)

1850
En 1893, Paul Juillerat, chef des services d’hygiène de la ville de Paris, crée le casier sanitaire des maisons de Paris. Du 1er bilan de son activité (1894-1904), il ressort que 101 496 décès sont attribués à la tuberculose.

Cette enquête révèle alors que la tuberculose est la maladie du manque d’air et de lumière. La question des îlots insalubres est alors posée en France.

Une loi de santé publique est votée le 15 février 1902. Elle contient plusieurs articles concernant la salubrité des logements.

Casier Sanitaire (France)

1924

Actions des philanthropes et industriels

Parallèlement aux médecins, penseurs, philanthropes et industriels  s’intéressent de près aux problèmes posés par l’habitat des masses. 
Des philanthropes, créent des fondations qui construisent des ensembles immobiliers de qualité.

Des industriels, partout en Europe implantent des villages ouvriers qui fourniront des modèles architecturaux et sociaux. 

La Fuggerei 1ère cité ouvrière, Allemagne

La plus ancienne cité d'habitat social, La Fuggerei, encore en activité , est fondée en 1519, à Augsbourg, en Allemagne par le banquier Jakob Fugger.

La Fuggerei, cité ouvrière en 1936

1936

La Fuggerei, cité ouvrière en 1906

1906

Cité ouvrière - New Larnak, Ecosse

Robert Owen

1800

Dessin de la cité ouvrière de New Lanark

1800

Cité ouvrière New Lanark

1800
L’un des premiers à réaliser une communauté de vie et de travail est Robert Owen (1771-1858). Grand industriel humaniste, il applique ses théories aux ouvriers de son entreprise, une filature de mille employés à New Lanark en Écosse et à leur famille.

Cité ouvrière - Le grand Hornu, Belgique

En Belgique, Henri De Gorge (1774-1832) fait édifier tout un village ouvrier, le coron, qui avec ses 450 maisons offre alors aux ouvriers des Charbonnages du Grand-Hornu, un confort de vie inédit. Les maisons bâties en dur sont spacieuses, approvisionnées en eau chaude et bénéficient d’un jardin. On y crée une école, une salle de danse, des commerces et un dispensaire.

Henri De Gorge

Statut 1855

Le Grand Hornu

Dessin 1810-1830

Cité Napoléon, France

Louis-Napoléon Bonaparte écrit en 1844 un ouvrage intitulé « L'extinction du paupérisme », dans lequel il expose ses idées pour sortir les classes populaires de "l’ignorance, du vice et de la misère". Il fait construire dans la droite ligne de ses idées, en 1850 à Paris une cité ouvrière modèle « la cité Napoléon » inspirée par l'architecte Henry Roberts, spécialiste anglais du logement populaire et que le prince Napoléon avait visité lors de son exil.
Henri Roberts, est l’auteur d’un ouvrage  « Des habitations des classes ouvrières » que l’on peut considérer comme la première réflexion théorique d’un maître d’œuvre sur le logement social urbain » et que fit traduire Louis-Napoléon Bonaparte.

Louis Napoléon Bonaparte

1848

La Cité Napoléon, dessin

1850

La cité ouvrière de Mulhouse, France

Jean Dollfus

1800-1887
 « la grande originalité de la cité de Mulhouse, qui attira l’attention de tous les réformateurs soucieux de trouver une solution à la question sociale, fut son système d’accession à la propriété » avec la location-accession par mensualités. Cette expérience consacre l’application de Frédéric Le Play, l’un des maîtres à penser de la classe dirigeante européenne à partir des année 1870 : la possession de sa maison exerce sur chaque famille une influence morale décisive. L’ouvrier n’ayant plus d’interêt à la lutte des classes.

Vue perspective d'une partie des cités ouvrières de Mulhouse

1860

Familistère de Guise, France

Jean Baptiste Godin et son Familistère

1880
Jean-Baptiste    Godin    (1817-1888),
industriel  français construit en 1859 à proximité de son usine, à Guise, un Familistère ou Palais social conçu pour ses ouvriers et leurs familles.

On trouve au familistère des équipements innovants : un pouponnât, des écoles, un centre d’apprentissage, des magasins coopératifs, une bibliothèque, des bains, un lavoir à eau chaude, des jardins ouvriers, un théâtre, un kiosque à musique, un jardin d’agrément… et une piscine !  

La cour couverte du Familistère de Guise

1912

La cité de l'usine Menier, France

Emile-Justin Menier

1880
Émile Justin Menier va faire du chocolat un produit accessible au plus grand nombre. A la fin du XIXè siècle la chocolaterie de Noisiel compte 1 100 ouvriers dont 60% de femmes et 40% d'hommes.

Afin de sédentariser sa main d'œuvre, Émile Menier décide la construction d’une cité ouvrière de 200 maisons individuelles jumelées sur 30 hectares.

L'éclairage est au gaz, et à l’extérieur, des bornes fontaines assurent l’approvisionnement en eau de source. De nombreux services font de la cité un véritable village.

L'Usine Menier

1899

La colonie ouvrière Ostheim, Allemagne

Le Quartier Ostheim à Stuggart illustre également un exemple philanthropique d’envergure à la fin du XIXè. La population augmente comme partout à Stuggart mais le nombre de logements ne suit pas. A la suite d’une enquête sur l’état et l’occupation des logements lancée par la Société pour le bien des classes laborieuses en 1887, un projet de construction d’habitations décentes est lancé.
Cette enquête donnera naissance à la colonie ouvrière de Stuttgart à Ostheim sous la houlette du banquier hygiéniste Eduard Pfeiffer.  

Dessin de la colonie ouvrière Ostheim

1896

Eduard Pfeiffer et son épouse devant la colonie d'Ostheim

1895

Cité ouvrière Portsunlight, Royaume-uni

En 1887, W.H. Lever (épicier anglais) construit Portsunlight, près de Liverpool,  une  cité pour  ses ouvriers. Il s’agit d’une agglomération de cottages en brique et colombages avec jardins. La cité comporte les mêmes dispositifs communautaires que chez Godin et Menier avec piscine et club de foot. Cette cité préfigure les futures cités jardins.

Cité-jardin de Port Sunlight

1899

Les autres types de logements ouvriers

A côté des cités ouvrières, naissent d'autres types de logements pour la classe populaire. On va bâtir, pour hommes et femmes, dans les centres industriels et dans les grandes villes, des hôtels, des foyers ou des pensions qui leurs sont strictement destinés. Ce sont des industriels qui vont prôner l'exemple notamment à travers des fondations qui seront très actives dans toute l’Europe. Ces logements sont de véritables modèles d’innovation avec un soucis d’offrir le meilleur confort à ses locataires.

Foyer des demoiselles de la poste, le restaurant

1906

Hôtel populaire pour hommes, la salle à manger

1911

Les fondations actrices d'innovation, France

La Fondation Rothschild, et le Groupe des Maisons Ouvrières (GMO Fondation Lebaudy) vont durablement influencer les concepteurs d’HBM. Ces fondations vont s’illustrer dans des opérations remarquables, où elles rivalisent dans la qualité des constructions et des réponses apportées aux besoins des habitants.  Elles sont porteuses d’innovations dans les domaines technique, de l’hygiène et même de l’éducation de leurs locataires.
  • La salle de repos des demoiselles du téléphone

    1899
  • La Chambre

    1906
  • Salle de Lecture, rue de l'Amiral Roussin

    1906
  • Hôtel Populaire Hommes, la salle des lavabos

    1911
  • Le lavoir, rue de l'Amiral Roussin

    01/12/1914
  • Cuisine ménagère

    1908

La cuisine"américaine", France

La cuisine américaine, avenue Daumesnil

1908
Le GMO, invente au 124, avenue Daumesnil, Paris XIIè, le logement intermédiaire et la cuisine américaine.

Deux types de logements sont mis en service : un logement pour petits employés, avec salle à manger et cuisine séparées et débarras et un logement pour les ouvriers avec « cuisine américaine » salle à manger.

L’immeuble de 188 logements est construit en 1908 par l’architecte Auguste Labussière.

La fondation Peabody, Royaume-uni

Lord Rowton fait construire en 1892 des hôtels « Rowton Houses» destinés aux ouvriers célibataires momentanément sans travail. Ces Rowton houses inspireront les habitations de la Fondation Lebaudy. Par ailleurs, à Londres, le banquier américain George Peabody lègue l’essentiel de sa fortune à une fondation qui sera la première à assurer le logement à des milliers de familles ouvrières.
  • Immeubles de la Blackfriars Road, 1872

    1872
  • Vue d'ensemble de Roscoe Street

    1950
  • Plan de masse de Blackfriars Road

    1995
  • Façade d'un immeuble de Blackfriars Road de nos jours

    2018
  • Plan d'un immeuble de Blackfriars Road

    1946
  • Dessin de Peabody Square Blackfriars Road, 1872

    1872

Les grandes Rames Verviers, Belgique

Au début XIX è siècle des logements ouvriers sont construits à proximité des usines (Grandes Rames à Verviers 1808) mais ces « casernes d’ouvriers » sont vite décriées et remplacées dès 1852, suivant les conditions édictées par le Conseil supérieur d’hygiène, par des habitations individuelles « Programme pour la construction des habitations destinées à la classe ouvrière » .

Il faut attendre la fin du XIXè pour voir des opérateurs publics réaliser des « habitations à logements multiples » pour loger les ménages à faible revenus et les célibataires.

Les Grandes Rames - Verviers

1808

Les Grandes Rames - Verviers de nos jours

1ères "habitations à logements multiples", Belgique

Plan de deux logements d'une habitation multiple

1900

Habitation ouvrière Marcinelle - facade

1902

Immeuble Marconi Bruxelles, Belgique

Deux immeubles remarquables illustrent la construction des premiers logements ouvriers en Belgique aux débuts des années 1900 construits pour la Société anonyme des Habitations à Bon marché de l’agglomération bruxelloise.
L’immeuble de style Art nouveau situé rue Marconi (1901) offrait à chaque habitant une cuisine, des wc et une laverie privative ainsi qu’une terrasse-cour en façade. L’immeuble a été classé au titre des monuments historiques en 1997.

Immeuble 32 rue Marconi, Bruxelles

1910

Immeuble 32 rue Marconi de nos jours, Bruxelles

2017

Immeuble Rodenbach, Bruxelles, Belgique

Celui de la rue Rodenbach (1903) également d’inspiration Art nouveau disposait de deux appartements par niveau disposant d’une cuisine et de trois chambres. WC extérieur abrité par la tourelle (sur la terrasse) ; dans le sous-sol, buanderie commune pour quatre appartements. En savoir plus...

Immeuble 22 rue Rodenbach, Bruxelles

2017

Dessin de la façade Immeuble 22 rue Rodenbach, Bruxelles

1903

Umanitaria à Milan, Italie

A Milan, Prospero Loria, riche commerçant italien, fonde en 1893, la société Umanitaria. Cette fondation, d’après Guerrand, « apparut longtemps comme le symbole de la perfection philanthropique par son ensemble de prestations, absolument unique au monde ». Elle crée des écoles professionnelles, des bureaux de placement, un service d’aide aux émigrants, une formation de délégués syndicaux et une banque de crédit populaire. A partir de 1905, elle édifie un quartier dont les immeubles comptaient 240 appartements de 1 à 3 pièces. Chacun était pourvu de l’eau courante, du gaz, de l’électricité, d’un vide-ordures et de WC intérieurs.

Perspective et plan du quartier Umanitaria via solari Milan

1906

Immeuble quartier Umanitaria via solari - Milan

2013

Perspective et plan du quartier Umanitaria via solari Milan

1906

Opérations à Turin, Italie

A Turin, dès le début des années 1900 l'Istituto per Case Popolari di Torino lance un important programme de construction de groupes d'immeubles.
Le premier groupe, Via Cueno

Groupe I via Cuneo, Mondovi, via Penerolo, Turin

1909

Façade et cour intérieure Via Cuneo, Turin de nos jours

2019

Turin (suite)

Et quelques autres : le groupe 2 Via Verolengo , le groupe 3 Via Cimarosa , le groupe 4 Via Tripoli.
  • Plan de masse Groupe II

    1910
  • Groupe II via verolengo Turin

    1910
  • Groupe IV via Tripoli Turin

    1910
  • Groupe III via Cimarosa et Moncrivello Turin

    1911
  • Plan de masse Groupe IV

    1910
  • Plan de masse Groupe III

    1911

Espagne

Des philanthropes fondent en 1875 la Constructora benefica ayant pour but d’inculquer au peuple l’ordre et la propreté en leur offrant des logements salubres, collectifs et pavillonnaires et même la possibilité d’accéder à la propriété.
 En 1918, le maire  de Bilbao Mario Arana décide de la création l'institution Casas Baratas de Bilbao pour faire face à la pénurie de logements et dans le but de fournir des chambres hygiéniques et bon marché aux classes les plus démunies. La première opération de las Casas Baratas de Bilbao sera réalisée dans le quartier Solokoetxe.

Dessin panoramique du groupe de logements Solokoetxe Groupe I, Bilbao

1918

Espagne (suite)

Groupe Socoloetxe I, Bilbao
  • Dessin panoramique du groupe de logements Solokoetxe Groupe I, Bilbao

    1918
  • Vue aérienne Solokoetxe Groupe I (Solocoeche), Bilbao

    2016
  • Solokoetxe Groupe I de nos jours, Bilbao

    2016
  • Plan de masse Solokoetxe Groupe I, Bilbao

    1918
  • Plan du projet des nouvelles habitations Solokoetxe Groupe I, Bilbao

    1918
  • Solokoetxe Groupe I, vue d'angle, Bilbao

    1920-1925

Danemark

L'Association médicale danoise construit à Copenhague, de 1854 à 1872, un ensemble de maisons mitoyennes pour les travailleurs indigents. Il s'agit de l'un des premiers exemples de logements sociaux au Danemark, et un modèle pour les projets ultérieurs.

Brumlebyhier en 1900

1900

Brumlebyhier de nos jours

2016

Suite de l'exposition : Le mouvement des cité-jardins

Crédits :

Conception : L'Union sociale pour l'habitat, DCOM, Centre de ressources, Mission des Affaires Européennes et avec le concours des membres d'Housing Europe.

Textes : Centre de ressources

Sources : Une Europe en construction de Roger-Henri Guerrand, Observatoire européen du logement social - Housing Europe.

Les ressources