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  • Equipements collectifs et services

Equipements collectifs 
et services

Hygiène

Dans les années folles, les cités-jardins seront toutes équipées d’établissements de bains-douches, mais aussi de nombreux logements HBM disposeront de douches. Peu à peu, les logements seront tous équipés soit de salles de bains individuelles, soit d’un système astucieux de douche installé au-dessus de toilettes à la turque. Henri Sellier, dans les cités-jardins de la Seine imposera même, pour obtenir une quittance de loyer, l’obligation de produire les tickets de bains-douches utilisés par les familles.

Bains douches des cités jardins de la Seine

01/03/1929

Dugny - Le parc et les établissements de bains

1930

Hygiène

 Les infirmières visiteuses des cités-jardins prendront soin de vérifier la propreté des enfants. Dans les écoles, les centres aérés et les écoles de garde, la vérification de la tête et des mains est systématique.


Le tout-à-l’égout est systématique pour les HBM. Que ce soit les premiers immeubles ou les cités, ils y seront tous reliés. Cela fait partie du cahier des charges des constructions HBM. 

Ecole de plein air de Suresnes, La douche des petits

1930

Les bains douches de la cité rue Simonneau

1926

La mortalité diminue avec l'assainissement

1928

Santé des enfants

Ecole de Plein Air de Dugny, la sieste

1931


La santé des enfants est un impératif pour les dirigeants d’HBM. Pour lutter contre la mortalité infantile, des consultations gratuites prénatales et de nourrissons sont organisées.


Un service de crèche et une garderie d’enfants jusqu’à 6 ans, avec surveillance médicale sont proposés. 


Des statistiques régulières sont produites sur la natalité, la mortalité, sur les maladies infectieuses, dans les cités. 


Cité des Chartreux

06/04/1930

Pouponnière de la cité-jardin d'Epinay sur Seine

1930

Cité du Souvenir, consultation de nourrissons

1929

Suivi des familles

Tout comme Henri Sellier, Raoul Dautry généralise le corps des infirmières visiteuses dans les cités-jardins du Nord. La mortalité infantile s’élève encore à 12 %. Les cités disposent donc d’un dispensaire d’hygiène sociale. Les infirmières visiteuses vont au-devant des familles. Elles ont un mandat : nul ne peut refuser de les recevoir.   Elles prodiguent conseils et assistance et suivent attentivement la santé des enfants. Mais elles veillent aussi à l'aération des pièces de la maison, à son bon entretien.


C'est le début du travail social et de l’accompagnement social des familles. Les infirmières-visiteuses, les surintendantes ou les monitrices d’enseignement ménager, sont embauchées pour assister les familles et « pour y apporter les trésors de la vie morale et matérielle », pour lutter contre la mortalité infantile et combattre les fléaux sociaux, que sont la tuberculose et l'alcoolisme.

Visiteuse d'hygiène

1930

Infirmière visiteuse

1930

Infirmière visiteuse

1930

Garderies et jardins d'enfants

La surveillance des enfants et leur prise en charge font l’objet de multiples soins. Des “écoles de garde” ou asiles, permettront de veiller aux enfants de 6 à 14 ans, après la classe, jusqu’au retour des parents.

Enseignement ménager

Des cours d’enseignement ménager sont prodigués aux jeunes filles. Il s’agit de leur inspirer l’amour du foyer, l’amour de l’ordre et de les mettre en garde contre les goûts frivoles et dangereux. Cette formation est indispensable pour apprendre à vivre « bourgeoisement » son logement. On l'appellera encore, dans les années 1940, "l’école du bonheur". 


De nombreux cours sont dispensés dans les cités ou les immeubles d’Habitations à Bon Marché. Dans certaines cités, on trouve même de véritables écoles ménagères.

Cité-jardin du Chemin Vert, école ménagère

1924

École ménagère de la Cité-jardin de Suresnes

1930

Ecole ménagère, Cité des Cheminots de Lens

1928

Suite de l'exposition "Le bilan"

Crédits

Conception : L'Union sociale pour l'habitat - DCOM - Centre de ressources & Patrick Kamoun

Textes : Patrick Kamoun

Numérisation des documents : Azentis