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Le mal-logement

Au lendemain de la guerre : le logement d'urgence

A l’Est et au Nord de la France, dans les départements sinistrés, se multiplient les logements d’urgence, habitations en demie-lunes, maisons en bois édifiées à la hâte, villes entières provisoires. L’action des pouvoirs publics va d'abord se concentrer sur la reconstruction de ces zones. 

Un mal-logement persistant

En 1926, les conditions de logement en France sont déplorables. Le recensement fait apparaître que 25% des parisiens vivent à plus de 2 par pièce. 320 000 personnes habitent des garnis, soit 100 000 de plus qu’en 1912. Dans les villes de plus de 50 000 habitants, le tiers des ménages vit dans des espaces surpeuplés ou insuffisants. La mortalité par tuberculose atteint des proportions alarmantes. 

Les mal-lotis

Le Bon Dieu dans le Bled

1920

Dans la région parisienne et autour des grandes villes, sur des terrains agricoles, des promoteurs peu scrupuleux vendent à tempérament aux familles modestes des “lotissements défectueux”. Les terrains sont vendus avec force détails (raccordement à l’égout, gaz, électricité, voie de desserte et de moyens de transport), des promesses sans lendemain, qui font vivre les familles dans la boue ou la poussière.  Le mal atteint de nombreuses régions françaises.


Les mal-lotis sont soutenus par le Parti Communiste. On assiste alors à la naissance de la “ceinture rouge de Paris”. La loi Sarraut, du 15 mars 1928, imposera la participation de l’État à l’aménagement des lotissements défectueux. 

Lotissement défectueux à Saint-Denis

1920

Lotissement défectueux

1930

La ligue nationale contre les taudis

Elle est fondée en 1924 par une dame d'œuvres, Mme G Leygue, épouse du ministre de la Marine et ancien président du Conseil. La ligue est patronnée par le gouvernement et toutes les hautes autorités religieuses du pays. Elle a pour buts l'amélioration des logements insalubres ou leur suppression, et la multiplication d'habitations économiques et hygiéniques.

Le Taudis

1930

" Ceci doit tuer cela"

1930

La ligue nationale contre les taudis

Parmi les administrateurs on trouve l'Abbé Violet, fondateur des œuvres du Moulin Vert, Georges Vaudoyer, architecte, coqueluche des fondations et spécialiste des habitations à bon marché, Raoul Dautry, l'homme des cités-jardins de cheminots du réseau du Nord et la marquise de Chambrun.

Ligue nationale contre le taudis : "Encore l'eau qu'est gelée"

1936

"Aidez-nous à rendre heureux"

1930

Suite de l'exposition "Les cités-jardins"

Crédits

Conception : L'Union sociale pour l'habitat - DCOM - Centre de ressources & Patrick Kamoun

Textes : Patrick Kamoun

Numérisation des documents : Azentis