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Modèles & innovation

Taudis et Habitations à Bon Marché

1913


La fin du XIXè siècle est marquée par la naissance des Habitations à Bon Marché (HBM) et la mise en place d'un cadre législatif qui élargit l'offre de logements aux salariés aux revenus modestes et aux familles nombreuses.


Les premières sociétés d'HBM et les fondations font alors appel à des architectes et misent sur le confort et l'innovation.

 

Taudis et Habitations à Bon Marché

01/01/1913

L'exposition universelle - 1889

À l’Exposition de 1889, l’économie sociale est à l’ordre du jour pour le centenaire de la Révolution.  Elle est confiée à Émile Cheysson (1836-1910), directeur des Machines à l’exposition universelle de 1867. On y trouve des maquettes et des plans mais aussi sur l’esplanade des Invalides “La rue des habitations ouvrières”. On y circule entre les maisons construites en grandeur nature pour la circonstance.

En savoir plus : Le logement à l'Exposition

Emile Cheysson

1889

Ticket d’entrée.

1889

Ascenseur de la tour Eiffel

1889

Congrès international des HBM

Société Française des HBM

01/01/1889

La XIXè section de l’Exposition, consacrée aux habitations à bon marché, est présidée par Jules Siegfried (1837-1922), député-maire du Havre. Le rapporteur de la section est Georges Picot. Un Congrès international des habitations ouvrières est organisé à Paris du 26 au 28 juin 1889. Lors d’une séance préparatoire, le sénateur Diez-Monnin, président de la Société Anonyme des Habitations Économiques d’Auteuil avait proposé que le terme d’habitation à bon marché se substitue au terme d’habitations ouvrières. Le logement à bon marché ne doit pas être réservé aux seuls ouvriers, à proximité de l’usine, réalisé par les patrons, mais à tous les salariés qui ont des difficultés à se loger. À la suite de ce Congrès, Siegfried fonde, avec Emile Cheysson et Georges Picot, la Société Française des Habitations à Bon Marché (SFHBM).

Jules Siegfried

1914

Georges Picot

1910

La Société Française des HBM

La Société Française des Habitations à Bon Marché est reconnue d’utilité publique quatre mois après sa création. Le bureau de l’association est composé de Jules Siegfried, président, de Georges Picot et Emile Cheysson vice-présidents, de M. Roulliet, secrétaire et de Charles Robert Conseiller d’État, trésorier. Le président d’honneur n'est autre que le sénateur Jules Simon, l’auteur de « L’ouvrière ».

 Cette « société d’étude et de propagande » a pour objet d’être un centre d’informations, une agence de renseignements et une pourvoyeuse de plans, de baux, de modèles et de statuts pour les sociétés d’habitation, l’ancêtre de l’Union des HLM.


Statuts de la création de la Société Française des Habitations à Bon MarchéBibliothèque municipale de Lyon -A 490367 T. 03- http://numelyo.bm-lyon.fr

Bulletin trimestriel de la SFHBM

01/06/1913

L'Abri Familial

1908

Plan des logement de cheminots


Précurseur Marseille Saint-Lambert

La Société Anonyme des Logements Salubres et à Bon Marché de Marseille confie en 1889 à l’architecte Charles d’Albert la réalisation d’un immeuble de 40 logements, rue Sauveur Tobelem, dans le quartier populaire des Catalans. Le programme comprend trois immeubles à trois étages sur rez-de-chaussée. La façade très classique est totalement intégrée à l'architecture locale.


Ce programme et inauguré le 17 avril 1890 par le Président de la République Sadi Carnot, accompagné de nombreux ministres. La façade est décorée de bouquets, de drapeaux et d'écussons arborant la devise : « Épargne et solidarité, travail et prévoyance ».

HBM Saint-Lambert Dessin

1889

Précurseur Marseille Saint-Lambert

Immeuble Saint-Lambert

2010


Destinés à des familles nombreuses, les logements sont en majorité des 4 pièces de 45m2, composés de trois chambres et d'une salle commune. Un soin tout particulier a été apporté à cette pièce de 9 à 10 m2. Elle est installée à la mode marseillaise, avec un « potager », c'est-à-dire un long plan de travail décoré de faïence émaillée bleue et blanche.


En 1891, les locataires sont en grande majorité des salariés stables : des employés de commerce, des garçons de bureau, des institutrices, des facteurs des postes, mais surtout des ouvriers-marins, calfats, charpentiers, scieurs de long, maçons, tailleurs de pierres ou charpentiers et aussi des journaliers.


Précurseur La ruche à Saint-Denis

La Ruche Plan

1892

C’est suite à un concours lancé par la Société Française des Habitations à Bon Marché, ancêtre de l’USH, un an après l’Exposition Universelle de 1889, que ce projet va voir le jour. Le maître d'ouvrage est la Société Anonyme des Habitations Économiques de Saint-Denis, créée pour la circonstance.


L’originalité du programme réalisé en 1891-92 par l’architecte Georges Guyon réside dans le choix d’un programme mixte en location et en accession à la propriété. Le programme comporte cinq types de bâtiment sur un terrain d’un hectare, des rues intérieures et des espaces collectifs. Les vidanges et les eaux ménagères vont au tout à l’égout.


Les maisons individuelles en bande sont en béton de mâchefer. Chaque maison dispose d’un jardinet et d’une courette, de deux chambres à l’étage, d’une salle et d’une cuisine au rez-de-chaussée. Bâties sur caves, les maisons collectives comportent un rez-de-chaussée et 3 étages. Les appartements sont des deux ou trois pièces avec cuisine, eau courante et WC. Les quatre pièces possèdent en plus un vestibule et un débarras.


L’ambition est de faire cohabiter ouvriers et employés, familles et célibataires, propriétaires et locataires. Les concepteurs imaginent même alors la possibilité d’un véritable parcours résidentiel.

Précurseur La ruche à Saint-Denis

La Ruche aujourd'hui :  "La Ruche retrouve sa silhouette historique(Antin Résidences)

Précurseur les HBM de Passy

La Société des logements économiques de Passy est fondée par le Sénateur Charles Diez-Monnin, et l’économiste Paul Leroy-Baulieu en 1882.  La société livre en 1892, 67 pavillons réalisés par l’ingénieur Emile Cacheux, en accession à la petite propriété.

La loi Siegfried - 1894

En 1892, Jules Siegfried dépose un projet de loi sur les habitations à bon marché. La loi est promulguée le 30 novembre 1894. C’est le socle législatif sur lequel va se développer une politique du logement social en France. La loi Siegfried jette les bases d'un système qui perdure encore aujourd'hui : celui de l'utilisation du livret A pour financer la construction de logements locatifs sociaux. Elle permet des exonérations fiscales. Mais rien n'est imposé. Son article 1er précise que le logement est destiné à des personnes n’étant propriétaires d’aucune maison, notamment à des ouvriers ou employés vivant de leur travail ou de leur salaire".

Jules Siegfried

01/02/1918

Le Coin de Terre et du Foyer

1899

Des modèles innovants présentation

Le logement social est d'initiative privée. Il repose sur la bonne volonté et la générosité d'œuvres.  Les HBM sont locatives ou en accession à la propriété, en maisons individuelles ou en immeubles collectifs. Elles sont destinées principalement aux familles nombreuses.

Les premières constructions serviront de modèles, de prototypes aux autres constructeurs. Elles bénéficient toutes du tout-à-l’égout, d’une cuisine équipée et de WC intérieurs.

Immeuble HBM du Quai de Javel

1908

La Maison des Enfants

13/05/1905

A la pointe de l’innovation des foyers modèles, féminins et masculins vont être édifiés et même les premières chambres pour personnes âgées avec services. Entre 1895 et 1903, le bilan est de 1 360 maisons soit près de 3 000 logements réalisés par 105 sociétés anonymes ou coopératives d’habitations à bon marché. 

Les fondations constructeurs ou acteurs de l'innovation

Fer forgé HBM

01/01/1920

En 1912, le nombre de sociétés d’HBM est déjà important : 181 sociétés coopératives, 95 sociétés anonymes et 7 sociétés de Crédit immobilier. La plupart réalisent de petites opérations de quelques logements.

Les deux principaux constructeurs sont 2 fondations, le Groupe des Maisons Ouvrières (GMO) et La Fondation Rothschild. Elles vont durablement influencer les concepteurs d’HBM.

Ces fondations vont s’illustrer dans des opérations remarquables, où elles rivalisent dans la qualité des constructions et des réponses apportées aux besoins des locataires.  Elles sont porteuses d’innovations dans les domaines technique, de l’hygiène et même l’éducation de leurs locataires.

HBM rue Laplace

1911

Société d'Habitations Economiques

01/06/1909

Action Nominale de la société d'HBM du Sud Ouest

12/08/1909

Le Groupe des Maisons Ouvrières (GMO)

Fondation Lebaudy, le porche

1899

Le Groupe de Maisons Ouvrières (GMO) est fondé en 1899, par des philanthropes. Après la construction en 1900 d’un immeuble, rue Jeanne d’Arc à Paris par l’architecte Georges Guyon. Le GMO va être financé et dirigé de 1903 à 1917 dans l’ombre par une femme mystérieuse qui ne sera connue qu’à sa mort en 1917 Mme Jules Lebaudy remet chaque mois à son homme de confiance, Émile Hatton, une somme de 100 000 francs or. Un immeuble de 100 logements coûte alors 800 000 francs.

Le GMO devient fondation d’HBM en 1905 et reconnue d’utilité publique l’année suivante. La fondation construit entre 1900 et 1914 avec le même architecte, Auguste Labussière, plus de 1 200 logements à Paris, un foyer de 743 chambres et 15 logements pour “vieillards” soit plus de 5 000 personnes logées.

À partir de 1905, tous les logements sont équipés d’une suspension au milieu de la cuisine-salle à manger, d’une cuisinière et d’un réchaud à gaz et d’une ventilation.

En 1917, le GMO prendra le nom de sa défunte bienfaitrice anonyme et devient la fondation de Mme Jules Lebaudy.

GMO et innovations

La cuisine américaine

1908

Le GMO, invente au 124, avenue Daumesnil, Paris XIIè, le logement intermédiaire et la cuisine américaine. Deux types de logements sont mis en service : un logement pour petits employés, avec salle à manger et cuisine séparées et débarras et un logement pour les ouvriers avec « cuisine américaine » salle à manger. L’immeuble de 188 logements est construit en 1908 par l’architecte Auguste Labussière.

GMO et innovations

Les modèles : hôtel populaire hommes

L’Hôtel Populaire pour hommes, 94, rue de Charonne, Paris XIè, est réalisé en 1911 par le GMO (architectes : Auguste Labussière, Célestin-Auguste Longerey) sur le modèle des Rowton Houses de Londres, ce foyer pour célibataires comprend 743 chambres de 9 m2 réparties sur 5 étages. 

Les chambres sont à disposition des locataires de 19h à 9h du matin. Tous les services généraux, bureaux, fumoir, parloir, salle à manger, bibliothèque, bains et douches sont installés au rez-de-chaussée. On y trouve même un coiffeur, un cordonnier et un tailleur.

Les restes du restaurant sont soigneusement mis de côté, et la cuisinière en fait chaque jour une soupe nourrissante distribuée aux indigents du quartier de 7 h à 7h30 du matin.

Hôtel Populaire Hommes

1911

Hôtel Populaire Hommes, la salle des lavabos

1911

Hôtel Populaire Hommes, la salle à manger

1911

Fondation Rothschild

Le Louvre de l’habitation populaire

14/10/1909

Les Rothschild, ces “Messieurs Frères”, Alphonse, Gustave et Edmond, à partir de 1874, remettent directement chaque mois de décembre, aux maires des 20 arrondissements de Paris, une somme dont 100 000 francs et qui se ventile surtout dans les quartiers où vivent les pauvres inscrits dans les bureaux de bienfaisance.


En 1904, les barons vont créer une fondation de logements ouvriers qui s’imposera comme un modèle. Ils décident alors d’y consacrer 10 millions de francs (soit l’équivalent de la construction de plus de 1 200 logements). Jules Siegfried, Georges Picot et Émile Cheysson, sont au Comité de direction de la Fondation.


À la suite du concours d'architecture de la rue de Prague, les 2 lauréats, A. Rey et H. Provensal  sont engagés comme architectes de la Fondation et créent une véritable agence d’architectes dont la plupart rejoindront l’agence créée par l’Office d’HBM de Paris après la guerre. De 1905 à 1919, la Fondation construit à Paris plus de 1 100 logements.

Rue Bargue

1913

Rue de Belleville

1908

Les modèles : le Louvre de l'habitation populaire

Cet ensemble de 325 logements (architectes : H. Provensal et G. Majou) est construit pour la Fondation Rothschild sur concours en 1905 1907 à Paris dans un triangle formé par les rues de Prague, Théophile Roussel et Charles Baudelaire. Il est surnommé “le Louvre de l’habitation populaire”. De nombreuses innovations sont à signaler : c’est sans doute le premier groupe d’habitations ouvrières disposant de l’électricité, les logements sont équipés d’un vide-ordures à clapet et du chauffage central.

Les habitants disposent de services communs nombreux : dispensaire, garderie d’enfants, école de garde qui accueille les enfants après l’école, bibliothèque, école et cuisine ménagères, et quelques boutiques, d’une “Société de Consommation”, coopérative alimentaire proposant des aliments à prix réduits. On y trouve également un lavoir, des bains-douches, une chambre mortuaire et des ateliers d’artisans pourvus de la force motrice.

Immeuble rue de Prague

1908

Cuisine ménagère

1908

Garderie enfantine

1908

Les autres modèles : Le Foyer féminin

Pose de la première pierre de la Maison des Dames des Postes

1906

La société coopérative d’HBM « La maison des dames des Postes », aujourd’hui AXIMO construit en 1906 (architecte : Emile Bliault) un foyer modèle, 41, rue de Lille, Paris VIIè, de 110 chambres, destiné au logement des demoiselles du téléphone. 


Ce foyer comporte à chaque étage des bains douches, WC, brosserie à habits, vide-ordures, gaines à linge sale, monte-charge, téléphone et poste d’incendie. 

La Maison des Demoiselles des PTT

1907

Les autres modèles : Le Foyer féminin

Les autres modèles : HBM de Chartres

HBM de Chartres


La loi Siegfried de 1894 est complétée par la loi du 20 juillet 1895 relative aux Caisse d’épargne. Elle les autorise à employer la totalité du revenu de leur fortune personnelle et le 1/5 du capital de cette fortune en acquisition ou construction d'habitations à bon marché ou en prêts hypothécaires ayant le même objet.

En 1906, sur 245 Caisse d’épargne, 30 avaient déjà prêté leur concours aux sociétés d’HBM à hauteur de 5 à 6 millions de Francs (un immeuble de 100 logements coûte à l'époque environ 800 000 francs.

À Chartres rue de la prévoyance et rue de l'Épargne, le maire Georges Fessard a fait construire 4 pavillons doubles. Ces Habitations à bon marché ont été financées par un prêt de la Caisse d’épargne de Chartres dont il est également le président. 

Les autres modèles : L'Etoile à Limoges

En 1903, la Société d’HBM « L’Étoile » est créée à l’initiative de Victor Thuillat, président de la banque coopérative de Limoges et conseiller municipal de Limoges de 1900 à 1906.

L'immeuble est réalisé, faubourg Montjovis, en 1908 dans un quartier ouvrier par l’architecte Omer Treich. Il comporte deux ailes de 4 niveaux reliées par une tourelle centrale. Ce bâtiment est associé à un établissement de bains à douches situé à l’arrière.

Ce bâtiment fait aujourd'hui partie du parc locatif de l’Office public de l'habitat de Limoges. Il a fait l’objet d’une complète rénovation intérieure et extérieure. Il est labellisé Patrimoine du XXè siècle par arrêté du 25 mars 2002.

HBM de l'Etoile

1910

HBM de l'Etoile de nos jours

2009

Les premières salles de bains en HBM

HBM boulevard de l'Hôpital

1909

La Société des Logements Hygiéniques à Bon Marché (SLHBM) créée en 1903, par l’architecte Frantz Jourdain, l’éditeur Paul Gallimard et le conseiller socialiste de Montmartre Amédée Dherbécourt,  sous le haut parrainage d’Anatole France, réalise les premiers logements sociaux équipés d’une salle de bains avec baignoire en 1908. 


La société confie aux architectes Henri Sauvage et Charles Sarazin la construction  un immeuble de 48 logements et 12 chambres pour célibataires. Tous les logements, à l’exception de 7, dispose d’une salle de bains avec eau chaude. L’immeuble se situe au 163 boulevard de l’Hôpital Paris XIIIè.

Maisons ouvrières de la Fondation Weill

1909

L’année suivante, le banquier Alexandre Weill verse une donation d’un million et demi de francs pour créer en 1905 la fondation pour les Habitations Hygiéniques des employés de la banque, du commerce et de l’industrie. La fondation fait construire le groupe d’habitations : les maisons ouvrières 205 rue Marcadet Paris XVIIIè par l'architecte Georges Debrie. Tous les logements disposent d’une salle de bains.

La généralisation de la salle de bains, dans les logements sociaux aura lieu durant les Trente Glorieuses. Au sortir de la seconde guerre mondiale, plus de 90% des logements en France n’en disposent pas.

Loger les familles nombreuses

La Maison des Enfants

13/05/1905

Loger les familles nombreuses est une priorité pour les organismes d’HBM. A Paris, une société va même se spécialiser dans la construction d’immeubles spécialement dédiés aux familles nombreuses. La Société anonyme des logements économiques pour familles nombreuses est fondée en 1903 à l’initiative du docteur Auguste Broca. Son objectif est de loger des familles à faibles ressources de trois enfants au moins. Entre 1905 et 1914, la Société construit, à Paris, 5 immeubles d’habitation avec des matériaux de récupération. En 1912 on y recense 3 350 personnes dont 2 300 enfants.

La société construit ses immeubles, sur des terrains cédés à bas prix par la ville de Paris et notamment avec des fonds empruntés à l’Assistance Publique.

Des dégrèvements de loyers sont consentis aux familles d’au moins quatre enfants et les impayés n’atteignent pas 1%.

À Lyon et à Cherbourg sont également créées des sociétés spécialisées pour les logements des familles nombreuses.

La Maison des Enfants - Déjeuner en famille

13/05/1905

Naissance du logement d'insertion

Dès 1910, une question fait débat : faut-il des logements moins chers et de moindre qualité pour les pauvres ?

En 1911 un programme spécifique de 60 logements, à destination de salariés pauvres, est réalisé par l’architecte Louis Feine Bd Bessières Paris XVIIè pour la Société d’HBM des Logements Populaire Hygiéniques.

On trouve au rez-de-chaussée : 1 restaurant économique, 1 dispensaire, 2 belles pièces à disposition de l’œuvre des cantines maternelles qui nourrit chaque jour gratuitement les femmes qui allaitent un enfant ou les femmes enceintes. Et en sous-sol sont installés le lavoir et les bains.

Naissance du logement d'insertion

1908

L’œuvre est présidée par Julie Siegfried (1848-1922) qui vient régulièrement y servir les repas.

C’est l’invention du logement d’insertion. Ce type de logements servira de modèle à la ville de Paris, lorsqu’elle lance une série de concours fin 1912.

Plan du Balao

1908

Logement d'insertion

Logements d'insertion H. Becque

16/03/1913

La Commission Parisienne des HBM décide dès 1912 que le monde des sans-logis et des occupants des taudis se trouve dans un état “présocial” qui les rend inaptes à la cohabitation. Il faut donc leur construire des immeubles qui leur soient strictement réservés.


Fin 1912 lorsqu’elle lance son concours, la commission s’oriente vers des logements destinés à accueillir des familles « qui habitaient précédemment dans des taudis et dont la tenue ne donne pas toutes les garanties désirables de bonne utilisation des locaux ». 


Désigné sous l’appellation de Balao* c’est un logement « probatoire préparant à l’intégration », étape entre le taudis et le logement normal.


De 1919 à 1939, la ville de Paris en fera construire plus de 1 500. L’office, à qui la ville en confie la gestion, refuse d’en construire d’avantage car il redoute déjà d’en faire des lieux de relégation de la capitale. 

HBM rue Henri Becque

2013

* « Balao » est le titre d'un roman de Gaston Leroux paru en 1911. Il conte l'histoire de Balao, un sauvage qui, malgré l'éducation d'un bon prêtre, va tout dévaster dans le village.

Accéder à la Bibliographie sélective

Crédits

Conception : L'Union sociale pour l'habitat - DCOM - Centre de ressources & Patrick Kamoun

Textes : Patrick Kamoun

Numérisation des documents : Azentis

Les ressources