Rapports bailleurs-locataires

  • Description :

    L'exiguïté, l'insalubrité et la cherté de l'habitat locatif privé, mais aussi l'arbitraire de certains propriétaires qui peuvent donner congé à tout moment, contraignent les familles de la classe ouvrière à une mobilité permanente. Le locataire ne dispose d'aucune réelle protection. Le bail est souvent un simple accord verbal. Mais lorsqu'il est signé, c'est la loi des parties qui s'applique et à défaut seulement le code civil. La plupart des baux d'habitation sont régis par des coutumes locales. Le loyer est payé par terme, c'est-à-dire six mois d'avance à mi-avril et mi-octobre. En pratique, le petit terme en janvier et juillet permet d'acquitter son loyer par trimestre. Tout retard de loyer entraîne rapidement l'expulsion de la famille et la saisie de ses maigres biens. Le locataire est bien souvent méprisé : il est considéré comme un être socialement inférieur. Avant 1848, seuls les propriétaires ont le droit de vote alors que les locataires représentent plus des deux tiers des familles françaises. Pour l'ouvrier, il est difficile d'établir un budget. Les salaires ouvriers sont très faibles, même dérisoires pour les moins qualifiés. De même les jours chômés, par manque de commandes, ne sont pas payés