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Jules Simon

  • Date :

    31/12/1899

  • Description :

    Jules Simon, les bienfaiteurs de l'humanité. Chromo publicitaire pour le chocolat Guérin Boutron - Edition Mme Guérin-Boutron.

  • Titulaire des droits :

    Collection Patrick Kamoun

  • Support :

    Dimensions : 10,5 X 6,2

    Genre/Carac. phys. : Chromo

  • Biographie/Histoire :

    Jules Simon (1814-1856) est un homme politique, essayiste, historien et philosophe français.

    Il va jouer un rôle considérable dans l'amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière. Successivement professeur de philosophie, député Breton, ministre de l'instruction publique, sénateur et président du Conseil sous la troisième république, il se définit lui-même "profondément républicain et résolument conservateur". Franc-maçon, il est l'un des grands dignitaires de France. Il est membre de l'Académie Française (1865) et de l'Académie des sciences morales et politiques.

    Il va peser dans le débat politique sur le logement. Deux ouvrages vont marquer durablement la classe politique française : l'Ouvrière et l'Ouvrier de huit ans, publiés dans les années 1860. Dans ces deux ouvrages, une expression revient de manière compulsive, presque obsédante : la « restauration de la vie de Famille ». Il va développer ce thème à travers de nombreux écrits publiés dans les recueils de l'Académie des sciences morales et politiques, mais aussi dans la presse S'il se définit comme conservateur, Jules Simon ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'attaque à certains capitaines d'industrie. Sa plume est féroce lorsqu'il décrit les conditions de vie et de travail des ouvriers.

     

    Pour restaurer la vie de famille, pour reconstituer la cellule familiale, il n'y a pour lui qu'une seule solution : « Donnons-lui d'abord un nid où elle puisse vivre ; c'est de beaucoup le plus pressé et le plus nécessaire. Dans l'état actuel, nous n'avons à opposer aux cabarets que des greniers ouverts à tous les vents, sans feu, sans lit, sans propreté ; logements homicides, où la santé est presque un miracle. Était-il donc si difficile de faire des maisons pour les ouvriers? ». Dans l'Ouvrier de huit ans, Jules Simon reprend ce thème. Il insiste sur la nécessité d'un foyer confortable, ensoleillé et propre. C'est la seule façon d'arracher l'ouvrier au cabaret. Et il ajoute : « Voilà, enfin, la plus grande, la plus noble, la plus sainte, la plus nécessaire des institutions, voilà la famille ! Mais n'oublions pas que le seul moyen de la faire renaître, c'est d'abord de lui faire son nid. »

    L'objectif second est de rendre accueillante la maison, non seulement à la femme et aux enfants mais surtout, au chef de famille. La famille est naturellement reconstituée par un foyer attrayant. Si le logement est un repoussoir, l'ouvrier ira alors au cabaret. Il faut donc attacher l'ouvrier à son foyer ; il prendra ainsi des habitudes d'ordre, d'économie et d'épargne.

     

    Jules Simon n'hésite pas à s'engager personnellement dans des œuvres philanthropiques liées au logement. Il est Président de la Société coopérative immobilière de Paris, et très fier de la médaille d'argent - prix pour les meilleurs logements à bon marché - obtenue à l'exposition universelle de Paris en 1867. « L'amélioration morale de l'ouvrier et la restauration de la vie de famille sont deux biens qui ne peuvent aller l'un sans l'autre ; chacun d'eux est à la fois la cause et l'effet » écrit Jules Simon dans l'Ouvrière. Mais reconstituer la vie de famille, c'est aussi permettre aux enfants de devenir beaux, grands et forts, pour qu'ils soient de bons soldats. Il en va de l'avenir de la patrie !

  • Bibliographie :

    L'ouvrière, Jules Simon, Paris, Librairie L. Hachette et Cie, 1861. 

    L'ouvrier de huit ans, Jules Simon, éditions  A. Lacroix, Verboeckhoven, 1867

  • Mots-clés