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  • La défense des locataires

La défense des locataires

Le Locataire

1913

Entre 1911 et 1914, Georges Cochon, le président du syndicat des locataires fait beaucoup de bruit par des "coups médiatiques" d’une audace et d'un humour peu communs. Véritable héros pour le petit peuple de Paris, 

il réussit enfin à sensibiliser l’opinion publique et à mobiliser toute la classe politique pour s’attaquer aux conditions effroyables de logement de la classe ouvrière.

Le Raffut de Saint-Polycarpe 

04/10/1912

Les locataires se syndiquent

  • Donnez des logements

    1910
  • M. Cochon à la Préfecture de Paris

    08/11/1912
  • Conférence de presse de M. Cochon

    1913

  • M. Cochon, Hombre del dia

    01/09/1913
  • Un tour de Cochon

    1912
  • M. Cochon emménage

    1913

En savoir plus, Le cri du locataire  - Extraits de naissance des organisations nationales des locataires

Georges Cochon

Georges Cochon

1913

Georges Cochon demande, dès 1911, que le logement soit un droit. Le logement social lui doit beaucoup et pourtant, l’Histoire l’a oublié. Pire, elle l’a longtemps nié.


Le Syndicat des locataires tente d'installer, en plein jardin des Tuileries, une famille de 10 personnes expulsée de son logis. 


Il a bâti une bicoque sur laquelle on peut lire une grande pancarte : Maison avec Jardin offerts par l’Union Syndicale des Locataires et le Syndicat du Bâtiment, à une famille de 10 personnes sans logis, chassée par les propriétaires parisiens, abandonnée par l’Assistance Publique.  “Maison avec jardin” reprend toute la presse avec délectation... et pas n’importe lequel, un jardin de rois : celui des Tuileries.

Cochon aux Tuileries

11/02/1912

SFIO et question du logement

SFIO. Votez contre Vautour !

1912

À partir de l’action de Cochon, la Section Française de l’Internationale Ouvrière, dont le mouvement de réunification des divers courants n’a eu lieu qu’en 1905, va enfin s’intéresser à la question du logement.  Car la SFIO est un parti révolutionnaire : il faut d’abord renverser le pouvoir en place et la question du logement viendra après. Mais un courant municipaliste se développe au sein de la SFIO : le pouvoir est possible par les urnes !

À partir de 1911, et notamment lors de la campagne pour les municipales de 1912, à Paris, l’Humanité, l’organe du parti, va faire du logement une question centrale.

Le 4 février 1912, l’Humanité, lance une campagne de pétitions et des réunions publiques avec projections lumineuses sur la question du logement. En février et mai 1912, elle va alterner presque quotidiennement les reportages sur les taudis parisiens et sous la plume du citoyen Brunet, de longs plaidoyers pour le logement ouvrier avec de nombreux exemples étrangers.

Votez Contre Monsieur Vautour

03/05/1912

Les HBM à la veille de la première guerre

La construction d’habitations à bon marché par un établissement public fait du logement populaire un service public. Cette création va modifier en profondeur les rapports sociaux dans l’habitat. En sortant une partie du parc immobilier de la production marchande, le locataire accède à un nouveau statut. Son existence sociale, ses besoins en équipements, ses droits et devoirs, son accès à l’espace et à l’hygiène vont alors être publiquement reconnus et débattus. A la veille de la première guerre mondiale, le cadre législatif est en place. Les expériences se sont multipliées, aussi bien en locatif qu’en "accession à la petite propriété", en logements collectifs ou individuels.

Mais les investissements privés, puis publics sont très insuffisants pour répondre à la crise. Le nombre de logements HBM produits durant cette période peut être estimé à 40 000.

HBM de Livarot


HBM de la société « Le Progrès » Quai de Javel,

1908

Ribot à Saint Omer

1911

Crédits

Conception : L'Union sociale pour l'habitat -  DCOM - Centre de ressources & Patrick Kamoun

Textes : Patrick Kamoun

Numérisation des documents : Azentis